Les colts brillent au soleil - Wild West Movies: le cinéma du far-west

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Les colts brillent au soleil

Les colt brillent au soleil (Quanto Costa Morire, 1968)
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LES COLTS BRILLENT AU SOLEIL


Réalisé par
:  Sergio Merolle
Avec :  Andrea Giordana, John Ireland, Raymond Pellegrin, Betsy Bell, Giovanni Petrucci, Bruno Corazzari, Mireille Granelli, Guiseppe Altamura, Ruggero Chessa, Fulvio Pellegrino, Claudio Scarchilli, Sergio Scarchilli
Pays :  Italie, France
Genre : Western Spaghetti
Durée :  1h25
Année :  1968
Titre original :  Quanto Costa Morire



Résumé du film

Un hors-la-loi redoutable, Ralph, ayant volé un troupeau de mille bêtes, mais surpris par l'hiver et ne pouvant regagner son ranch, arrive près d'un paisible village et demande au shérif du lieu l'hospitalité pour ses hommes et ses bêtes. Avec son complice au passé trouble, un certain Hans, Ralph affronte le shérif Bill Ransom et ne tarde pas à dévoiler ses Intentions d'abuser de l'hospitalité offerte, de s'installer dans le village et d'asservir les habitants en les faisant travailler pour son compte.



A propos du film

Ce western, qui est l’unique film de son auteur, Sergio Merolle, est d’une noirceur extrême. Une violence assez soutenue, assortie d’une vision pessimiste.
Se déroulant dans un paysage hivernal enneigé, on ne peut s’empêcher de penser aux décors et à l’ambiance du chef d’œuvre noir de Sergio Corbucci Le Grand Silence. Par bien des aspects, ce film, dont le titre original Quanto Costa Morire (littéralement : Qu’il Est Dur De Mourir) est devenu par la magie des traductions Les Colts Brillent Au Soleil…, se rapproche du génial film de Corbucci. Une ambiance baroque et une noirceur de tous les instants, soutenues par une violence sans concessions. Le rapport s’arrête là, tant Merolle ne possède pas la folie et les grandes qualités de faiseur de Sergio Corbucci.
Hors du rapport relationnel père-fils qui ouvre un champ de réflexion intéressant, l’intérêt majeur du film réside dans l’extravagance du personnage du sadique Scaife, interprété par l’excellent Bruno Corazzari, on ne peut s’empêcher de penser au célèbre Tigrero interprété par l’immense Klaus Kinski dans Le Grand Silence. Véritable tyran despotique aux manières et à la cruauté extrême dont les méthodes expéditives vis à vis de la population ne sont pas sans rappeler celle des nazis. Il prend un malin plaisir et ressent une certaine jouissance à faire souffrir ses victimes. Certaines scènes montrant des tortures qu’il inflige à ses victimes sont assez difficiles.
Une question en forme de métaphore est également aborder, consistant à s’interroger sur le devoir d’un homme de se terrer lâchement sous les coups de son tortionnaire ou de se révolter quitte à y perdre la vie. La liberté ayant un prix dans un monde livré au chaos, la dignité ne peut se retrouver que par le prix du sang.
Film intéressant et jusqu’au-boutiste par bien des aspects, très noir et assez violent, Les Colts Brillent Au Soleil donne à l’acteur américain John Ireland, vétéran du western américain, un rôle de père qui exorcisera ses démons intérieurs en mettant ses qualités d’homme au service d’une juste cause, lorsqu’il voudra enfin assumer des responsabilités qu’il n’aura jusqu’alors pas pris.
Démarche non dénué d’intérêt, personnages forts, mise en scène rigoureuse, la seule tare de ce western se trouve dans une direction des scènes d’action pas franchement réussie.

Source de la critique: http://drwestern.free.fr/films/coltsbrille.htm



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