Les cheyennes - Wild West Movies: le cinéma du far-west

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Les cheyennes

Les Cheyennes ( Cheyenne autumn, 1964)
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LES CHEYENNES


Réalisateur : John Ford
Acteurs : Richard Widmark (le capitaine Thomas Archer), Carroll Baker (Deborah Wright), Sal Mineo (Red Shirt), Dolores del Rio (L'Espagnole), Ricardo Montalban (Little Wolf), Gilbert Roland (Dull Knife), Patrick Wayne (Lieutenant Scott), Mike Mazurki (le sergent Stanislaus Wichowsky), Karl Malden (le capitaine Oskar Wessels), James Stewart (Wyatt Earp), Arthur Kennedy (Doc Holliday), Elizabeth Allen (Miss Guenivere Plantagenet), John Carradine (Le major Jeff Blair), Edward G. Robinson (Carl Schurz, le Secrétaire d'État à l'Intérieur), George O'Brien (le major Braden), Sean McClory (le docteur O'Carberry), Judson Pratt (le maire Dog Kelly), Victor Jory (Tall Tree), Ken Curtis (Joe).
Scénario : James R. Webb - D'après le roman de Mari Sandoz, et celui (non crédité au générique) de Howard Fast intitulé The Last Frontier, racontant des faits véridiques.
Photographie : William H. Clothier - Couleurs - 2,20:1 - Mono - 35mm
Musique : Alex North
Montage : Otho Lovering
Décors : Darrell Silvera
Maquillage : Norman Pringle
Production : John Ford et Bernard Smith
Maison de production : Warner Bros. Pictures
Pays : États-Unis
Genre : Western
Durée : 2 Heures 34 minutes
Année : 1964
Titre original : Cheyenne Autumn







Résumé du film


Septembre 1878, en Oklahoma. Après avoir été spoliés de leurs terres par les spéculateurs et les politiciens de Washington, les Cheyennes ont été parqués dans une réserve où ils meurent de faim. Devant l'impuissance des responsables des Affaires indiennes et l'indifférence du gouvernement, un vieux chef convainc la tribu - 286 hommes, femmes et enfants - de regagner Yellowstone, la terre de leurs ancêtres, à plus de 2000 kilomètres de là. Deborah Wright, une institutrice quaker, les accompagne. Le capitaine Archer, en dépit des ordres, laisse le convoi aller de l'avant. Wessels, militaire raciste et cruel, entend bien au contraire ramener les Indiens rebelles dans leur réserve...



A propos du film

Il est curieux - et réconfortant - de constater que les trois grands auteurs de cinéma que furent Howard Hawks, Raoul Walsh et John Ford, ont, quasiment tous les trois, terminé leur carrière respective par un western, et pas n'importe quel western.
Howard Hawks nous a donné le troisième volet (Rio Lobo) de sa trilogie, après Rio Bravo et El Dorado. On sait tout le bien que nous pensons du dernier film de Raoul Walsh (La charge de la 8ème brigade). Quant à John Ford, il nous propose, tout simplement, son ultime chef-d'oeuvre avec Les Cheyennes.
Ford fait ici oeuvre d'humaniste en nous contant ce long exode des Indiens qui, lassés de privations et des mauvais traitements que leur inflige l'administration Américaine, quittent leur réserve à la recherche de la terre de leurs ancêtres. Affamés, amoindris, humiliés, décimés, les Cheyennes, se verront finalement contraints de rejoindre leur résidence d'origine.
Ford nous dépeint les conditions de vie des Indiens avec un réalisme auquel il ne nous avait pas souvent habitués et nous propose une réflexion lucide et amère sur le racisme. Son film est, sans doute, l'un des plus sincères qui ait été réalisé sur le problème Indien, et l'un des plus beaux aussi. Ford nous donne à voir mais aussi à réfléchir par des images confondantes de grandeur, qui sont, chacune, un véritable tableau.
Ce film, majestueux et lumineux à la fois, nous fait frémir et nous émeut, plus peut être qu'aucun autre film de son auteur, peut être parce qu'il s'agit du dernier western de John Ford mais plus certainement parce que Ford laisse vraiment parler à la fois sa sensibilité et son coeur. Et il nous touche par sa sincérité, par la beauté crépusculaire et ses images, par la simplicité mais en même temps la force de son propos. Il n'y a aucun doute dans mon esprit : Les Cheyennes est un authentique chef-d'oeuvre et l'un des quatre ou cinq qu'a signé John Ford.




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Autour du film

Anecdotes autour du film

Avec Les Cheyennes, sorti sur les écrans en 1964, John Ford réalise son dernier western, genre qu'il a sans doute le plus affectionné au cours d'une carrière qu'il a commencée à l'époque du muet, il compte plus de 140 films à son actif. Sortiront encore Le Jeune Cassidy en 1965 (coréalisé par Jack Cardiff) et Frontiere chinoise en 1966, tout dernier film d'un metteur en scène à qui cinéastes, critiques et cinéphiles du monde entier vouent une admiration qui ne s'est jamais démentie.


A propos de Cheyennes, John Ford a déclaré avoir travaillé avec Dudley Nichols à un premier scénario dès la fin des années 50, tant le sujet lui tenait à coeur. "Je voulais le faire depuis longtemps, précise le cinéaste, j'ai tué plus d'Indiens que Custer, Beecher et Chivington réunis (...) et j'ai voulu montrer ici le point de vue des Indiens, pour une fois ".


Dans la peau du Capitaine Archer, Richard Widmark campe avec nuance un officier qui pourchasse à contrecoeur les Indiens et qui fera, tout comme l'institutrice (interprétée par Carroll Baker) les frais de l'ignorance de Washington et d'une presse à sensations rompue au cynisme. C'est aussi lui qui préviendra le secrétaire d'Etat, Carl Schurz, de la tragique situation des Indiens. Le comédien avait déjà tourné auparavant sous la direction de John Ford, dans les Les Deux Cavaliers, aux côtés de James Stewart.


Jugé trop long par les distributeurs, Les Cheyennes a été partiellement remonté sans l'accord de John Ford et plusieurs minutes ont également été supprimées dans la séquence du massacre des Cheyennes à Fort Robinson.


Après Les Deux Cavalierset L' homme qui tua Liberty Valance, Les Cheyennes est la troisième collaboration entre John Ford et James Stewart. Loin de l'atmosphère de La Poursuite infernale, du même Ford, avec Henry Fonda, le légendaire Wyatt Earp est ici campé par un James Stewart plutôt débonnaire qui joue aux cartes avec un Doc Holliday interprété par Arthur Kennedy.


Pressenti pour le rôle du Secrétaire d'Etat Carl Schurz, Spencer Tracy, tombé malade, a finalement dû renoncer au rôle, obligeant ainsi John Ford à retourner ses scènes avec Edward G. Robinson, venu le remplacer au pied levé.


L'assassinat de John Kennedy survenu en plein tournage a incité John Ford et les participants du film à réfléchir plus que jamais à l'histoire même des Etats-Unis. L'une des plus fameuses séquences du film montre le Secrétaire d'Etat, Schurz, qui vient de prendre le parti très risqué des Indiens, s'adresser au portrait de Lincoln en lui demandant : "Et toi, qu'aurais-tu fait ?", le problème des Indiens rejoignant clairement celui de l'esclavage pour le cinéaste.


Les véritables indiens que l'on voit à l'écran ne sont pas des Cheyennes dont le nombre était trop faible mais des Navajos.


Les Cheyennes ( Cheyenne autumn, 1964) Bande annonce V.O.
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