Les affameurs - Wild West Movies: le cinéma du far-west

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Les affameurs

Les affameurs (Bend of the river, 1952)
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LES AFFAMEURS


Réalisé par : Anthony Mann
Avec : James Stewart, Arthur Kennedy, Julie Adams, Rock Hudson, Lori Nelson, Jay C. Flippen, Chubby Johnson, Harry Morgan, Royal Dano, Frances Bavier, Howard Petrie, Frank Ferguson, Jack Lambert, Donald Kerr
Scénario : Borden Chase, d’après un roman de William Gulick
Montage : Russell Schoengarth
Photographie : Irving Glassberg
Musique : Hans Salter
Direction Artistique : Bernard Herzbrun, Nathan Juran
Costumes : Rosemary Odell
Son : Leslie Carey, Joe Lapis
Pays : Etats-Unis
Genre : Western
Durée : 1 h 31
Année : 1952
Production : Universal International Pictures
Titre original : Bend of the River



Résumé du film


Deux hommes au passé trouble, Glyn McLyntock et son ami Emerson Cole, escortent la longue marche d'un convoi de pionniers. Arrivés à Portland, les fermiers achètent des vivres et du bétail que Hendricks, un négociant de la ville, promet d'envoyer avant l'automne. Les mois passent et la livraison se fait attendre. McLyntock alors retourne à Portland avec Baile, le chef du convoi. Ils découvrent une ville en proie à la fièvre de l'or. Hendricks, qui prospère en spéculant sur ce qu'il vend aux prospecteurs, refuse de livrer la marchandise. Cole et McLyntock s'en emparent de force. Mais les vivres suscitent la convoitise de tous...



A propos du film

Un des westerns les plus stimulants des années 50, c'est à dire à l'apogée du genre. D'abord par son sujet, passionant à plus d'un titre : le film décrit à la fois le lent cheminement, à travers des paysages somptueux, sur le fleuve et dans les montagnes rocheuses, d'un groupe d'hommes chargé de fournir des victuailles à une colonie installée dans un coin perdu, et parrallèlement la frénésie qui s'empare d'une villes au moment de la ruée vers l'or. Cette frénésie est aussi à l'origine du conflit (de même que la belle Julia Adams) qui va naître entre les deux personnages principaux, incarnés avec force par James Stewart et Arthur Kennedy. Au final, la tension entre les personnages découle d'une belle leçon d'économie (et oui...) car c'est l'inflation vertigineuse des prix des denrées qui provoque les conflits. Un western intelligent.



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Anecdotes

Les affameurs est le premier western en couleurs d’Anthony Mann, qui sera ensuite reconnu comme l’un des maîtres du genre : il en avait auparavant tourné trois en noir et blanc en 1950, La Porte du diable, Les furies et Winchester 73.


Les Affameurs (1952) est le deuxième film que James Stewart a tourné sous la direction d'Anthony Mann. La collaboration avait commencé avec Winchester 73 (1950) et s'était poursuivie avec L'Appât (1953), Je suis un aventurier (1954) et L'Homme de la plaine (1955). Les films de ce duo sont souvent considérés par les critiques comme l'expression la plus aboutie et la plus épurée du western classique.


Le scénariste Borden Chase a plusieurs fois collaboré avec le duo. Spécialisé dans le western, très documenté sur l'époque, il a souvent fondé ses scripts sur des aspects méconnus et pittoresques de la conquête de l'Ouest. Le scénario des Affameurs est inspiré d'un roman de William Gulick intitulé Bend of the Snake, avec lequel il n'a finalement plus trop de rapport. A l'origine, c'est Stewart qui avait acquis les droits du livre, puis avait suggéré à Chase d'écrire un script dont il incarnerait le héros. Chase lut le livre et n'y vit aucun rôle pour Stewart, qui n'avoua avoir lu que la jaquette de la couverture ! Chase écrivit alors une histoire totalement nouvelle. Quelques mois plus tard, lorsque le film sortit à Portland, William Gulick acheta une page entière de publicité pour annoncer : "La seule chose qui m'appartient dans ce film, ce sont les trois premiers mots du titre, "Bend of the". En dehors de cela, oubliez-le."


Les affameurs contribua à forger la nouvelle personnalité de James Stewart, auparavant acteur de comédie qui, après la guerre, avait besoin de se refaire une image de marque.
Anthony Mann
et son scénariste Borden Chase (« l’un des meilleurs scénaristes de l’Ouest », selon Mann) en firent un personnage de western un peu particulier, à l’inverse du héros classique dans le style de John Wayne : un homme d’apparence plus fragile – dans ses westerns il est souvent blessé – animé par sa seule détermination et la volonté de survivre, de prouver qu’il peut s’amender, de triompher de ses ennemis ou de se venger.


Autres films d’Anthony Mann produits par Aaron Rosenberg : Winchester 73, Le port des passions, Romance inachevée, Je suis un aventurier. James Stewart et Arthur Kennedy devaient s’affronter à nouveau dans L’homme de la plaine.




Bend of the river le film en V.O.
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