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Les 4 desperados

Les 4 desperados (Los desesperados, 1969)
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LES 4 DESPERADOS

Réalisateurs : BUCHS Julio, FULCI Lucio
Avec : Ernest Borgnine, George Hilton, Annabella Incontrera, Alberto de Mendoza, Leo Anchóriz, Gustavo Rojo, Manuel de Blas, Manuel Miranda, José Manuel Martín
Scenario : Ugo Guerra, Jose Luis, Martinez Molla, Federico de Urrutia et Julio Buchs
Chef Opérateur : SEMPERE Francisco
Montage : Magdalena Pulido, Daniele Alabiso
Costumes : Roman Calatayud
Décors : Giuseppe Bassan
Musique : Gianni Ferrio
Année de réalisation : 1969
Nationalité : Espagne, Italie
Durée : 1 h 40
Genre : WESTERN
Titre original : Los desesperados / Quei dispariti che puzzano di sudore e di morte



Résumé du film


Eté 1862, la guerre de sécession vient d'entrer dans sa phase la plus cruelle. John Warner, un jeune soldat confédéré déserte son unité pour rejoindre Rosa, sa maîtresse ; elle meurt en lui donnant un enfant. Fou de douleur, Don Pedro Sandoval, le père de la défunte, chasse brutalement Warner et son enfant. Traqué par l'armée, rejeté de tous, John s'associe avec deux autres déserteurs, Sam et Lucky Boy, puis avec un moine défroqué. Les fermiers refusent de les héberger, de leur donner de la nourriture pour le bébé. Le nourisson finira par succomber d'épuisement. Ivre de haine et de rage, Warner se consacre dès lors à la destruction systématique de ceux qui l'ont persécuté. Avec ses nouveaux compagnons, ils forment une bande de tueurs sanguinaires, sans pitié. Ils s'acharnent contre Sandoval. Le tyran fait appel à l'armée pour protéger ses propriétés ; mais lorsque son fils ainé est tué par Warner, il prend conscience que seul un combat singulier est possible avec l'assassin. Warner tuera Sandoval. Le vainqueur et ses camarades seront anéantis par les soldats.



A propos du film

Les 4 desperados impose Julio Buchs réalisateur espagnol le plus doué pour le western tragico-romantique.
Le premier tiers de l'histoire et les séquences finales sont les moments les plus réussis. " ... Cela débute en grand mélodrame romantique: La guerre de sécession avec ses horreurs, les pilleurs de cadavres, les exécutions sommaires, le choléra, les grands espaces désertiques, les arbres squelettiques sous des cieux plombés, la violence de l'orage. Le banal héros de western-spaghetti se métamorphose en un Maldomor de l'Ouest, persécuté et redouté, enivré de sa propre douleur, chantre du meurtre et amoureux de la destruction pour la destruction...*"
Cependant, le grand film romantique dont on commençait à entrevoir le développement s'effiloche à plusieurs reprises dans des méandres scénaristiques inutiles. Seules les séquences où l'on retrouve Sandoval nous renvoient à l'esprit mélodramatique de départ et à la violence qui enflamme les sentiments et les actes des protagonistes. Malgré ces réserve, ce western est l'un des plus originaux du cinéma Ibérique, à la fois pour ses qualités plastiques, sa flamboyance et la maîtrise de sa mise en scène en parfaite adéquation avec la dramaturgie pessimiste et le climat de haine. Julio Buchs, déjà auteur de deux westerns solides (Django ne pardonne pas, 1965 et L'homme qui a tué Billy Le Kid, 1967), affirme ici sons sens de la théatralité et des rituels lors des affrontements entre les individus. La musique de Gianni Ferrio, au lyrisme appuyé, participe de l'explosion des passions exacerbées et des tourments. Le film se termine en beauté dans une ambiance de fête et de processions religieuses (Candelaria). Durant les festivités, après un duel à mort au couteau dans une arène de corrida, sandoval meurt atrocement sous les coups de cornes d'un taureau. Le héros, libéré de son désir furieux de vengeance, s'enferme avec ses tueurs dans le cercle (symbolique) de l'arène où des soldats surgissent. Plutôt que de se rendre, les quatre desperados choisissent de mourir sous les balles de l'armée. cet acte suicidaire n'est pas sans rappeler le final éblouissant du chef-d'oeuvre de Sam Peckinpah, la horde sauvage (1968-69).
*
J-M Sabatier: La saison cinématographique 1974.



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