La charge fantastique - Wild West Movies: le cinéma du far-west

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La charge fantastique

La charge fantastique (They Died with Their Boots On, 1941)
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LA CHARGE FANTASTIQUE


Réalisateur : Raoul Walsh
Acteurs : Errol Flynn (George Armstrong Custer), Olivia de Havilland (Elizabeth Bacon-Custer), Arthur Kennedy (Ned Sharp), Charley Grapewin (California Joe), Gene Lockhart (Samuel Bacon), Anthony Quinn (Crazy Horse), Stanley Ridges (Major Romulus Taipe), John Litel (Général Phil Sheridan), Walter Hampden (William Sharp), Sydney Greenstreet (Général Winfield Scott), Hattie McDaniel (Callie), Russell Hicks (le colonel du 1er Michigan), Regis Toomey (Fitzhugh Lee).
Acteurs non-crédités : Walter Baldwin (un colon), Lane Chandler (une sentinelle), Fred Kelsey (le barman du fort Lincoln), Vera Lewis (l'infirmière en chef), Ian MacDonald (un soldat), Aileen Pringle (Mme Sharp), Eleanor Parker (scènes supprimées au montage).
Scénario : Wally Kline, Æneas MacKenzie
Photographie : Bert Glennon - noir et blanc - Son Mono (RCA Sound System)
Dialogues : Lenore J. Coffee (non crédité)
Direction artistique : John Hughes
Costumes : Milo Anderson
Musique : Max Steiner
Montage : William Holmes
Production : Hal B. Wallis (producteur exécutif) et Robert Fellows (production associé)
Maison de production et de distribution : Warner Bros. Pictures
Pays : États-Unis
Genre : Western
Durée : 2 H 20
Année : 1941
Titre original : They Died with Their Boots On





Résumé du film


Plus mauvais cadet de West Point, Custer s’illustre toutefois pendant la guerre de Sécession. A la suite d'un malentendu, un général signe par erreur un ordre nommant Custer Général alors qu'il n'est qu'un simple lieutenant affecté à l'état-major. Après avoir joué un rôle décisif lors de la deuxième bataille de Bull Run, il est cependant rétrogradé, puis il quitte l'Armée et se marie. Le manque d'action lui pèse et il n'est guère doué pour les affaires, aussi, il reprend du service et est nommé à la tête du 7e de cavalerie, qu’il transforme en régiment d’élite. Grâce à cette réussite, grâce à la force de dissuasion de son régiment, il parvient à faire la paix avec les Sioux de Crazy Horse. Mais un homme d’affaires aux appuis politiques ravive les guerres indiennes et parvient à discréditer Custer par une manipulation. Écarté de nouveau de son commandement, Custer obtient toutefois l'ordre de rejoindre son régiment, après que la situation militaire se soit considérablement dégradée depuis son éviction. Il reprend le commandement du 7ème de cavalerie mais réalise que les manigances des trafiquants ont abouti à ce que les nations indiennes s'unissent en une redoutable force militaire sous le commandement efficace de Crazy Horse. Custer, par sens du devoir, obéit à des ordres ineptes qui l'entrainent directement dans un guet-apens monté par Crazy Horse et ses cavaliers, en supériorité écrasante. Custer et tous ses soldats sont tués au cours de la bataille de Little Big Horn, face aux tribus indiennes coalisées.




A propos du film

Puissance, lyrisme, panache, épisme. Tous ces adjectifs s'adaptent parfaitement au film de Raoul Walsh, l'un de ses meilleurs. Il s'agit d'une biographie du Général Custer qui périt avec son régiment à Little Big Horn, décimé par les indiens de Crazy Horse. Mais le film se veut avant tout épopée et le portrait de Custer est ici magnifié. Il n'est pas romancé, il est idéalisé. Cependant, la force du cinéma de Walsh c'est que, tel qu'il est, ce portrait d'un des militaires les plus controversés de l'histoire des Etats-Unis demeure l'un des modèles du film d'aventures romanesques. Prenant son temps (le film dure près de deux heures et demie), fignolant, des détails significatifs, Raoul Walsh nous donne une oeuvre à la fois drôle, émouvante, glorieuse et grave. Drôle et émouvante dans sa première partie, avec l'arrivée de Custer à West Point, son uniforme rutilant et son superbe cheval, avec aussi son idylle avec Elisabeth Bacon ; glorieuse avec la bataille livrée contre les armées sudistes et gagnée à la stupéfaction générale. On peut aussi relever les pittoresques notations sur la vie de garnison et les tiraillements avec ses supérieurs. La guerre de Sécession est terminée et Custer se retrouve inactif, désenchanté et écoeuré par les politiciens, rêvant de sa gloire passée. Les guerres indiennes vont alors lui donner le commandement d'un fort perdu dans l'Ouest avec les conséquences que l'on sait et que Walsh nous présente comme l'une des plus belles pages de l'héroïsme guerrier. Et le plus fort, c'est que l'on y croit et que l'on aime y croire.
Et puis il y a Errol Flynn, qui ne fut peut être jamais aussi beau, aussi pur, aussi lumineux. Sa présence rayonne dans tout le film et de toutes les interprétations - De près ou de loin - du Général Custer, malgré les évidentes qualités des comédiens qui lui ont succédé (Fonda dans Fort Apache, Shaw dans Custer de Siodmak), la figure du célèbre soldat s'identifie à jamais avec celle d'Errol Flynn.



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Autour du film

Anecdotes autour du film



Il s'agit du premier des sept films que Raoul Walsh a tourné avec Errol Flynn. Leur prochaine collaboration célèbrera le milieu de la boxe un an plus tard, avec Gentleman Jim. Parmi les films ayant réuni le metteur en scène et le célèbre acteur, on peut encore mentionner Sabotage à Berlin, Aventures en Birmanie ou Saboteur sans gloire.


Il s'agit du huitième et dernier film réunissant à l'écran Errol Flynn et Olivia de Havilland. Auparavant, leur couple avait pu briller à l'écran dans Le Capitaine Blood, La Charge de la Brigade Légère, Quatre au Paradis ou encore La Piste de Santa Fé, quatre films réalisés par Michael Curtiz.
A l'origine, c'est Michael Curtiz qui devait réaliser le film. Mais Errol Flynn refusa de tourner une fois de plus avec lui en raison de son caractère dictatorial, et Raoul Walsh fut engagé pour tourner le film.


Parmi les autres films mettant directement en scène le personnage de Custer, citons Little Big Man d' Arthur Penn avec Richard Mulligan, La Piste de Santa Fé de Michael Curtiz avec Ronald Reagan, ou Custer, l'homme de l'ouest de Robert Siodmak avec Robert Shaw.


La plupart des films de Raoul Walsh pour la Warner Bros coûtaient un million de dollars. La Charge fantastique en a coûté plus du double.


Cette grande fresque sur l'un des plus glorieux héros américains a été distribuée en salles quinze jours avant l'attaque de Pearl Harbor.


Raoul Walsh adorait Frederic Remington, le peintre du far-west américain. Celui-ci a notamment peint des batailles entre cow-boys et Indiens, peintures qui ont pu influencer le style visuel de ce film.


Né au Mexique, Anthony Quinn débute au cinéma lorsqu'il part aux Etats-Unis en 1936 en ayant entendu que Cecil B. DeMille cherchait des figurants indiens. Sa première apparition au cinéma dans Pacific Express sera suivie d'autres rôles d'"étranger", souvent brimé par les Blancs, comme dans L'Etrange incident de William Wellman. Après son rôle dans La charge fantastique, il retrouvera Raoul Walsh en 1952 dans Le Monde lui appartient. Anthony Quinn y incarne un portuguais embarqué dans des aventures maritimes aux côtés de Gregory Peck, son futur partenaire de guerre du film Les Canons de Navarone.


En raison de la pénurie d'Indiens à Hollywood, les studios Warner Bros. ont fait venir seize Sioux du Dakota pour les besoins du film. Ceux-ci étaient filmés pour les gros plans, tandis que des centaines de figurants philippins étaient utilisés pour les arrière-plans.


Deux cascadeurs, Jack Budlong et George Murphy, sont décédés sur le tournage, tous les deux d'une chute de cheval.


Bande annonce du film La charge fantastique (They Died with Their Boots On, 1941) V.O.
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