L'homme de l'Ouest - Wild West Movies: le cinéma du far-west

Rechercher
Aller au contenu

Menu principal

L'homme de l'Ouest


L'Homme de l'Ouest


Réalisateur : Anthony Mann
Acteurs : Gary Cooper (Link Jones), Julie London (Billie Ellis), Lee J. Cobb (Dock Tobin), Arthur O'Connell (Sam Beasley), Jack Lord (Coaley), John Dehner (Claude Tobin), Royal Dano (Trout, le muet), Robert J. Wilke (Ponch), Tina Menard (Juanita), Chuck Roberson (le garde du train), Emory Parnell (Henry).
Scénario : Reginald Rose - D'après le roman de Will C. Brown "The Border Jumpers"
Photographie : Ernest Haller - Couleurs (DeLuxe) - Cinémascope - Mono - 35 mm
Son : Jack Solomon
Musique : Leigh Harline
Montage : Richard Heermance
Direction Artistique : Hilyard M. Brown
Costumes : Yvonne Wood
Effets spéciaux : Jack Erickson
Production : Walter Mirisch
Pays : États-Unis
Genre : Western
Durée : 1 H 35
Année : 1958
Titre original : Man of the West



Résumé du film


À Crosscut, Link Jones prend le train pour Fort Worth, où il est chargé de trouver une institutrice pour son village. Dans le wagon, il fait la connaissance du joueur professionnel Sam Beasley, et de la chanteuse de saloon Billie Ellis. À l’occasion d’une halte pour le ravitaillement en bois, le train est attaqué par deux bandits, Coaley et Trout, qui avaient un complice, Alcutt, à bord. Bagarre et fusillade s’ensuivent. Le convoi repart, laissant Link, Sam et Billie isolés dans une nature hostile et éloignés de toute civilisation. Ils marchent jusqu’à une ferme où Link a vécu autrefois. Tandis que Sam et Billie l’attendent dans la grange, Link entre dans la maison. Là, il retrouve les attaquants du train et leur chef, son oncle Dock Tobin, un célèbre hors-la-loi qui l’a élevé....



A propos du film


Boudé par le public américain lors de sa sortie, L'homme de l'Ouest est aujourd'hui unanimement reconnu comme l'un des plus grand films de son auteur, si ce n'est son chef-d'oeuvre.
C'est qu'en fait, il faut voir dans cette oeuvre dépouillée la quintessence de l'art d'Anthony Mann, la synthèse d'un style épuré, grave voire austère mais toujours passionnant.
La trame de L'homme de l'Ouest ne semble pas, à première vue, revêtir une grande importance, tant Anthony Mann paraît essentiellement s'intéresser à une mise en place extrêmement raffinée des plans composant l'oeuvre dans le double but de transcrire l'action et de réussir une oeuvre plastiquement irréprochable.
Or, le scénario de Reginald Rose est loin d'être inintéressant car il est le point de départ, remarquablement construit sans lequel la belle mécanique d'Anthony Mann risquerait de tourner à vide. En revanche, l'histoire imaginée par le scénariste de Douze hommes en colère ne se serait peu-être guère élevée au dessus d'une honnête série B sans la patte du grand cinéaste américain. Il semble bien dès lors que L'homme de l'Ouest soit le meilleur exemple de l'oeuvre accomplie par excellence, et ce par l'alchimie savante d'un scénario et d'une mise en scène l'un et l'autre irréprochables.
Au cours d'un voyage en Arizona, Link Jones, ex-hors-la-loi, reconnaît ses anciens complices lors de l'attaque du train dans lequel il a pris place. Pour sauver ses compagnons de route, Link feint de se ranger du côté des criminels, commandés par son oncle Dock Tobin. Celui-ci organise l'attaque d'une banque à laquelle Link est contraint de participer. Mais une fusillade éclate entre Jones et les membres de la bande. Finalement, après un éprouvant duel au fusil, Link abattra Dock.
Tous ces éléments sont remarquablement mis en place par Anthony Mann qui magnifie pratiquement chaque instant du film, chaque péripétie, accordant une place primordiale aux détails les plus infimes mais qui concourent cependant à créer une aura poétique. Mann nous fait ressentir le bruissement du feuillage, les halètements des combattants, le hennissement des chevaux de même qu'il introduit lors des scènes d'action la notion - assez inusitée dans le Western - de douleur en ne se contentant plus de filmer coups de poings et coups de feu.
A ce titre, le duel final dans les rochers désertiques est d'une belle exemplarité.
Par ailleurs, Gary Cooper et Lee J. Cobb sont parfaitement les hommes de la situation et nous régalent chacun d'une remarquable composition.
Western classique par son action, L'homme de l'Ouest renouvelle cependant totalement le genre par la rigueur et la pureté de sa mise en scène. Rien que ça.



Acheter L'homme de l'Ouest en dvd

L'Homme de l'ouest



<Précédent - Suivant>







L'homme de l'Ouest (Man of the west, 1959)
Galerie photos
Votre note pour le film
Imprimer
Contact


Anecdotes autour du film

Anecdotes autour du film

Gary Cooper, épuisé par le cancer qui va le tuer 3 ans plus tard, à 60 ans, renforce son image stoïque. Son personnage, Link, l’ancien hors-la-loi, répugne à retomber dans la violence, mais il rechute. Ainsi, dans les scènes de lutte avec ses cousins de la bande, des hommes plus jeunes et forts que lui : Coaley, qu’il hésite cependant à étrangler après l’avoir assommé, et dont il arrache les vêtements pour venger Billie – et Claude, qu’il tue au revolver sous le porche de la banque abandonnée, alors qu’ils ont tous les deux roulé au sol.


Scènes osées pour le genre et la mentalité de l’époque (le western-spaghetti est encore loin) : le strip-tease forcé de Billie, dans la ferme, à la lueur des lampes à pétrole, sous la menace des mauvais garçons (et le matin suivant, quand Sam, le joueur efféminé, se plaint à Link de ce que les bandits lui ont fait pendant la nuit, Link lui lance : « Tais-toi ! ») - la dénudation de Coaley par Link, après leur pugilat – la découverte par Link de Billie, en état de choc et à demi-nue dans le wagon : Dock, resté seul avec elle, a assommé la chanteuse de saloon puis a abusé d’elle.


Réception : à sa sortie, le film fut largement ignoré par les critiques américains, mais Jean-Luc Godard déclara qu’il était le meilleur film de l’année.


Dans les décennies suivantes, "L’Homme de l’Ouest" est devenu un film culte : ainsi Derek Malcolm du The Guardian pense qu’il est le meilleur film de Mann, qui a pourtant à son actif des westerns célèbres (avec James Stewart comme acteur principal).


Anthony Mann change ici de « héros » pour son nouveau western : Gary Cooper succède à son interprère fétiche, James Stewart, que Mann a fait tourner à 8 reprises pour notamment 5 westerns.


À l'époque du film, Julie London, qui fut une actrice en vue dans les années 1940 et 1950, voyait sa carrière de chanteuse décoller avec un répertoire de variété flirtant avec le jazz.


Jack Lord est devenu célèbre grâce à son rôle du commissaire Mc Garrett dans la série TV Hawaï police d'État.


Lee J. Cobb est le troisième juré dans Douze hommes en colère de Sydney Lumet en 1957, d'après la pièce créée par le scénariste de L'homme de l'Ouest, Reginald Rose. Son dernier rôle : L'Exorciste en 1973. Participation à la série TV Le Virginien.


Deux des interprètes de L'homme de l'Ouest ont joué dans Les Mystères de l'Ouest, la série TV : Arthur O'Connell et John Dehner.

L'homme de l'ouest bande annonce
Vos commentaires sur le film
HTML Comment Box is loading comments...
+
Référencement Professionel
Retourner au contenu | Retourner au menu