Hombre - Wild West Movies: le cinéma du far-west

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Hombre

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Réalisateur : Martin Ritt
Acteurs : Paul Newman, Fredric March, Richard Boone, Diane Cilento, Cameron Mitchell, Barbara Rush, Peter Lazer, Peter Lazer ,Martin Balsam, Skip Ward, Frank Silvera, David Canary, Val Avery, Larry Ward
Scénario : Irving Ravetch, Harriet Frank Jr - D'après le roman éponyme de Elmore Leonard
Photographie : James Wong Howe
Son : John R. Carter, David Dockendorf
Musique : David Rose
Direction Artistique : Jack Martin Smith, Robert Emmet Smith
Décors : Raphael Bretton, Walter M. Scott
Costumes : Donfeld
Pays : Etats-Unis
Genre : Western
Durée : 1 H 51
Année : 1967
Titre original : Hombre




Résumé du film


Arizona, 1884. John Russel (Hombre, "Homme" en espagnol) est un jeune blanc élevé depuis l'enfance par les Apaches comme un des leurs, puis recueilli et adopté par le propriétaire de
l'hôtel d'une petite ville. Adulte, Hombre a cependant choisi de retourner vivre avec les Apaches, dans leur réserve. À la mort de son père adoptif, Hombre hérite de l'hôtel. Il décide de le vendre pour acheter des chevaux, ce qui l'oblige à licencier la gérante, Jessie, une fille au grand cœur qui a roulé sa bosse. Le lendemain Hombre prend la diligence afin de gagner la ville. Voyagent en sa compagnie son ami Enrique Mendez, le cocher, Jessie, le Professeur Alexander Favor agent aux affaires indiennes, et son épouse Audra, un jeune couple anodin (Lee et Doris Blake), et un baroudeur vulgaire et arrogant, Cicero Grimes. Pendant le voyage, les voyageurs serrés les uns contre les autres et secoués par les cahots bavardent. La conversation tombe sur les indiens, et Hombre prend leur défense : ils ont, dit-il, été trompés par le gouvernement qui les a parqués dans des zones arides sans ressources, les affamant, notamment par les malversations des directeurs des Bureaux des Affaires Indiennes, ces derniers détournant sans scrupules leur pourtant famélique pécule, par des malversations comptables, pour s'enrichir à leur dépens, allant jusqu'à critiquer la rudesse liée à leur dénuement.
Les voyageurs (Mrs. Favor en tête) ne supportent pas la présence d'un injuns-lover ("amoureux des indiens") à leurs côtés et l'expulsent de la diligence et le contraignent à faire le voyage sur le siège avant, à côté du cocher.
Le matin du deuxième jour, quatre bandits à la solde de Grimes arrêtent l'attelage, dévalisent les voyageurs, prennent en otage la femme du professeur et s'éloignent en les laissant pratiquement sans eau. Hombre, en mettant la main sur sa carabine Marlin cachée sur le toit de la diligence, réussit à abattre deux des bandits qui s'étaient attardés, justement ceux qui portaient le butin. Puis il entraîne dans le maquis la troupe des voyageurs désemparés. Les bandits, aidés par un desperado fine gâchette, vont se lancer à leur poursuite. D'un côté quatre bandits décidés et sans scrupules, munis d'une otage et de l'autre, deux femmes, un gamin sans grande jugeote, un vieillard aussi lâche que cupide et égoïste, un travailleur mexicain trop scrupuleux, et un "marginal" entre deux mondes, ayant pour atouts son expérience de la survie dans les bad-lands - et comme handicap son appartenance psychologique et culturelle au peuple indien faisant de lui un être infréquentable pour les blancs.



A propos du film

Observateur attentif des passions humaines, Martin Ritt a trouvé avec Hombre un terrain propice à une profonde étude de caractères en même temps qu'une vigouruse aventure.
Matin Ritt est ce cinéaste qui nous avait déjà donné - hors du genre qui nous occupe ici - le méconnu Espion qui venait du froid et le très beau Hud, exemple parfait de western moderne que nous étudierons plus loin.
Hombre, c'est avant tout un film sur les sentiments que peut engendrer l'âme humaine face à une situation à la fois simple mais périlleuse ainsi que leur contraire, en l'occurence le courage et la lâcheté, la cupidité et le désintéressement, l'égoïsme et l'abnégation et, au-dessus de ces passions, l'une des plus fortes d'entre elles, le racisme. Ce n'est aps en vain que Ritt a intitulé son oeuvre Hombre.
Hombre, c'est une sorte de guide, d'éclaireur dont les origines sont à la fois blanches et indiennes. Considéré d'avantage comme un Indien par les blancs et plutôt comme un "gringo" par les Apaches, Hombre assume complètement son métissage comme d'autres leurs responsabilités. Et la teinte basanée de sa peau ne l'empêche pas d'avoir l'âme droite et fière.
Partant de ce personnage taciturne mais déterminé, Martin Ritt entraîne un groupe de personnages représentatifs des sentiments énoncés plus haut dans une aventure mouvementée et pousse leurs réactions au plus fort de leur personnalité.
Le western se fait alors réflexion et constat en même temps.
Réflexion sur la valeur réelle de sentiments et l'impuissance de les contrôler véritablement et constat sur les conséquences des actes en découlant.
Et l'on se prend alors à s'étonner que ce western particulièrement complexe dans sa peinture de personnages parvienne cependant à être aussi fluide dans sa narration et, en ce qui le concerne, je ne me hasarderai pas à parler de lenteur comme d'aucuns l'ont imprudemment écrit, mais de majesté dans la démarche.
Nous sommes ici à mille lieues des histoires de gendarmes et de voleurs. Ritt nous amène aux abords de la tragédie durant toute la projection pour mieux nous y précipiter aux ultimes minutes du film.
Ritt nous rappelle alors si tant est que nous l'ayons oublié, que le western sait être parfois grandiose.



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