Et pour quelques dollars de plus - Wild West Movies: le cinéma du far-west

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Et pour quelques dollars de plus

Et pour quelques dollars de plus (Per qualche dollari di piu, 1965)
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ET POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS
(Ce film fait partie de la Saga Trilogie du dollar)


Réalisé par : Sergio Leone
Acteurs : Clint Eastwood, Lee Van Cleef, Gian Maria Volonte, Mario Brega, Luigi Pistilli, Aldo Sambrell, Klaus Kinski, Benito Stefanelli, Luis Rodríguez, Panos Papadopulos, Mara Krupp, Roberto Camardiel, Joseph Egger

Scénario : Sergio Leone, Fulvio Morsella, Luciano Vincenzoni
Photographie : Massimo Dallamano
Montage : Eugenio Alabiso, Giorgio Serrallonga
Musique : Ennio Morricone
Costumes : Carlo Simi
Son : Oscar De Arcangelis, Guido Ortenzi
Effets spéciaux : Giovanni Corridori
Pays : Espagne, Allemagne, Monaco, Italie
Genre : Western, Action
Durée : 2 h 10
Année de production : 1965
Production : Produzioni Europee Associati (PEA Rome), Arturo González Producciones Cinematográficas (Madrid), Constantin Film Produktion (Munich)
Titre original : Per qualche dollari di piu

Titre anglais : For a Few Dollars More



Résumé du film

L'Indien, bandit cruel et psychopathe, s'évade de prison avec la complicité de sa bande. Avant de quitter la prison, il exécute son compagnon de cellule et le directeur de la prison. Il tue en duel l'homme qui l'a livré, après avoir fait tuer juste avant la femme et le fils de ce dernier devant ses yeux. Il annonce à sa bande qu'ils vont s'attaquer à la banque d'El Paso, connue pour être une des mieux gardées de l'ouest. En prison, il a connu un menuisier - le compagnon de cellule qu'il a tué avant de s'évader - qui lui a raconté que l'argent de la banque est principalement caché, non dans le coffre de la banque, mais dans un meuble qu'il a conçu pour dissimuler un autre coffre.
Deux chasseurs de primes concurrents, Le Manchot et le colonel Douglas Mortimer sont à la poursuite de L'Indien. Dans un premier temps, ils se jaugent en se provoquant mutuellement mais en évitant le duel. Ils décident finalement de faire équipe pour arrêter L'Indien et sa bande. Mortimer fait promettre au Manchot de lui laisser L'Indien. Le Manchot se fait recruter incognito dans la bande de L'Indien en faisant évader de prison Sancho Perez, un ami de L'Indien. Le lendemain, la bande attaque la banque d'El Paso pendant que les hommes de la ville sont partis vers Santa Cruz où Le Manchot et trois membres de la bande étaient chargés de faire diversion en s'attaquant à la banque. En réalité, Le Manchot élimine les trois autres et fait passer un message par télégraphe faisant croire à l'attaque à Santa Cruz.

Après l'enlèvement du coffre-fort, la bande fuit dans le village d'Aguacaliente, où le colonel s'insère dans l'équipe en offrant ses services pour ouvrir le coffre et réclame la somme de 5 000 $ pour le travail fait. Mais les deux chasseurs de prime sont démasqués pendant qu'ils tentent de récupérer le magot et sont passés à tabac. Décidé à ne pas partager le magot avec ses acolytes, L'Indien élabore une mise en scène pour faire croire à une complicité interne à la bande pour faire évader les deux prisonniers. Les bandits commencent à s'entretuer pour récupérer l'intégralité du magot. Le Manchot et le colonel Mortimer s'échappent alors et abattent les bandits un à un, jusqu'à la confrontation finale avec L'Indien.

Comme promis, Le Manchot laisse le colonel Mortimer affronter L'Indien en combat singulier. Sorti vainqueur du duel, le colonel Mortimer récupère dans la main de L'Indien la montre gousset qu'il sortait régulièrement pour se bercer au son de sa musique. La scène finale du duel, rythmée par la petite musique des montres dorées permet de comprendre les motivations réelles du colonel : venger sa sœur qui s'est donné la mort alors qu'elle avait été violée par L'Indien, quelques années plus tôt. Le colonel Mortimer se contente de sa vengeance et laisse Le Manchot récupérer tous les corps des bandits et ainsi toucher quelques dollars de plus...



A propos du film


En 1964, un cinéaste italien du nom de Sergio Leone avait, sous le pseudonyme de Bob Robertson, créé une véritable révolution dans le domaine du western avec un film intitulé "Pour une poignée de dollars". Avec ce film, les Italiens avaient définitivement prouvé aux Américains - qui, à l'époque, considéraient le western comme leur chasse gardée - et au reste du monde aussi - qu'ils étaient capables de faire tout aussi bien qu'eux.
Le film contribua ainsi à faire de Sergio Leone l'égal de John Ford ou d'Howard Hawks (les maîtres du genre) et à propulser sur le devant de la scène un nouvel acteur qui allait faire de ce genre de films, une de ses spécialités : Clint Eastwood, qui jusque là, sauf la série "Rawhide", n'avait guère eu l'occasion de montrer tout son talent. "Pour une poignée de dollars" l'avait sorti de l'ombre, "Et pour quelques dollars de plus" allait établir sa notoriété et en faire le digne successeur des plus illustres acteurs du western américain.
Avec Eastwood, Leone impose aussi un nouveau portrait type du cow-boy : un long poncho crasseux lui servant à la fois de cape et de couverture, des habits rapiécés, un chapeau et des bottes usées et une barbe d' une semaine sur le visage... Bref, moins prestant, mais plus réaliste, tels que ce à quoi ressemblaient véritablement les cavaliers solitaires en ce temps-là. Face à Eastwood, un ancien colonel, Mortimer (Lee Van Cleef), ressemble plus à l' image du cow-boy tels qu'on s'en faisait l'idée à l'époque ; Bien habillé, affichant plus "classe" par rapport à Eastwood, mais tout aussi habile à manier le fusil ou le revolver. Lui, contrairement à ce dernier, n'est pas un vrai chasseur de primes, il ne poursuit pas le criminel que tous deux recherches - Gian Maria Volonté, magnifique en chef de gang aussi fou que dangereux - pour l'argent, mais pour accomplir une vengeance... En plus d'une réalisation magistrale et de l'atmosphère si savoureuse et particulière de Leone, le fim est admirablement servi par une musique qui est devenue elle aussi incontournable dans son genre, écrite par Ennio Morricone.
La collaboration entre Ennio Morricone, Sergio Leone et Clint Eastwood, connaîtra son apothéose deux ans plus-tard avec "Le bon, la brute et le truand".



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Anecdotes

Le succès sans précédent de Pour une poignée de dollars (1964) que Sergio Leone avait mis en scène en le signant d'un pseudonyme, Bob Robertson, ne lui rapporta pas un sou, la société productrice du film prétextant avoir été ruinée par le procès intenté par Akira Kurosawa pour plagiat. Il se souvient : « C’est là qu’a germée mon idée de vengeance. Je leur ai dit : « Je ne savais pas si j’avais envie de faire un autre western. Mais je vais en faire un. Uniquement pour vous faire du mal. Et s’appellera… » Et voilà, le titre m’est venu : Et pour quelques dollars de plus


Il n'avait aucune idée du scénario, tout ce qu'il savait c'est qu'il allait reprendre Gian Maria Volonté et Clint Eastwood en réutilisant le personnage de "l'étranger", l'homme sans nom, héros du film, célèbre pour son poncho et ses cigares.Tourné à Madrid, à Almeria et à Cinecitta, Et pour quelques dollars de plus remporta un nouveau triomphe et Leone reprendra dans Le bon la brute et le truand (1966) le même personnage, joué à nouveau par Clint Eastwood.


Aprè les refus d'Henry Fonda et de Charles Bronson, et le désistement de Lee Marvin (engagé sur le film Cat Ballou d'Elliot Silverstein quelques jours avant le début du tournage), Leone choisit finalement un autre acteur d'expérience, Lee Van Cleef, pour interpréter le rôle de Mortimer.


Eastwood profita d'un arrêt de la prolifique série de télévision "Rawhide", dont il était le héros régulier, pour tourner Et pour quelques dollars de plus qui l'opposa à son compatriote Lee van Cleef, célèbre pour ses rôles de hors-la-loi westerniens (dans Le train sifflera trois fois, il était l'un des tueurs venus abattre Gary Cooper).


La ville d'El Paso (qui constitue la première ville type du cinéaste), a été montée par le décorateur Carlo Simi, qui apparaît dans le rôle du directeur de la banque


Quant à la musique lancinante d'Ennio Morricone, elle devint vite le symbole du western italien.


Deuxième film de la "trilogie du dollar" de Sergio Leone : Pour une poignée de dollars, Et pour quelques dollars de plus et Le Bon, la Brute et le Truand.


Le film contient toute une série de flashbacks, sur fond de musique de boite à musique, de plus en plus longs, dévoilant petit à petit l'événement qui suscitera la soif de vengeance de Mortimer et qui n'est dévoilé qu'au moment du duel final. Ce procédé sera repris 3 ans plus tard, dans Il était une fois dans l'Ouest. La vengeance de la mort d'une sœur devient celle d'un frère et la musique de la montre devient celle d'un harmonica.


Le premier choix de Sergio Leone dans le rôle de Douglas Mortimer avait été Lee Marvin. Son choix s'est ensuite porté sur Robert Ryan. Ce n'est que plus tard qu'il a songé à Lee Van Cleef, qui s'était spécialisé dans les rôles de méchants dans les westerns des années 1950.


Lee Van Cleef prétendait à l'époque être plus rapide que Clint Eastwood au tir au pistolet.


Le coffre-fort que El Indio vole à la banque d'El Paso contient des dollars des États confédérés.


Le Manchot (Clint Eastwood) s'appelle lui-même Monco dans le film. En italien, Monco peut vouloir dire une main ou une armée. Cela lui vient de l'habitude de boire et de manger seulement avec sa main gauche. Sa main droite restait toujours sous le poncho, agrippée au pistolet.


Clint Eastwood porte le même poncho que dans Pour une poignée de dollars. Dans ce film, il était percé par sept balles de carabine. Dans Et pour quelques dollars de plus, l'avant du poncho est à l'arrière et les traces de balles sont parfois visibles dans certaines scènes.


La plupart des scènes ont été tournées à Almeria en Espagne d'avril à juin 1965.


Le film a rapporté plus de quinze millions de dollars aux États-Unis.


Bande annonce + Retour sur les lieux du tournage

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