El perdido - Wild West Movies: le cinéma du far-west

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El perdido

El Perdido (The last sunset, 1961)
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EL PERDIDO


Réalisé par : Robert Aldrich
Avec : Rock Hudson, Kirk Douglas, Dorothy Malone, Joseph Cotten, Carol Lynley, Neville Brand, Regis Toomey, James Westmoreland, Adam Williams, Jack Elam, John Shay.
Scénario : Dalton Trumbo, d’après un roman de Howard Rigsby
Photo : Ernest Laszlo
Montage : Michael Luciano
Musique : Ernest Gold
Direction Artistique : Alexander Golitzen, Alfred Sweeney
Costumes : Norma Koch
Son : Donald Cunliffe, Waldon Watson
Pays : Etats-Unis
Genre : Western
Durée : 1h52
Année : 1961
Titre original : The Last sunset



Résumé du film

O'Malley, coupable de meurtre, est poursuivi par le shériff Dana Stribling. Alors qu'il fuit vers le Mexique, O'Malley décide de rendre visite à Belle Breckenridge, qu'il a aimée, seize ans plus tôt. Quand il la retrouve, il apprend qu'elle est mariée et qu'elle a une fille de seize ans, Missy. John Breckenridge, un ivrogne et un lâche, cherche des hommes pour conduire son troupeau jusqu'au Texas. O'Malley accepte, contre le cinquième de son troupeau. Quand Stribling le rejoint, O'Malley lui propose de reprendre son ancien métier de cowboy et de l'aider à conduire le troupeau jusqu'à la ville où il est justement recherché pour meurtre !



A propos du film

Robert Aldrich, cinéaste talentueux mais inégal, a touché presque tous les genres se rattachant au film d'action, que ce soit le policier, le film de guerre ou le western.
Il est parvenu a ciseler au moins une perle dans chaque domaine qu'il a abordé. Souvenons nous de En quatrième vitesse (policier), Bronco Apache (western) ou Attack (guerre).
Avec El Perdido, Aldrich revient au western. Mais ce n'est plus ni le plaidoyer antirasciste de Bronco Apache ni la truculence colorée de Vera Cruz.
Le réalisateur se fait plus grave, plus intimiste aussi. On a souvent rapproché le film aussi bien de la tragédie que du mélo emphatique, ce qui est exagéré dans un sens comme dans l'autre.
L'intérêt de l'oeuvre se situe, à mon sens, non pas tant au niveau du sujet qui est puissant mais un peu grandiloquent par instants que dans les relations ambigües unissant les personnages.
L'assassin équivoque incarné par Kirk Douglas, tout de noir vêtu, est l'un des personnages les plus troubles du western américain, tandis que le shérif que le doute assaille et qui se prend d'estime pour son adversaire, est remarquablement campé par un Rock Hudson qui a rarement été aussi sobre.
La mise en scène d'Aldrich se fait, elle, plus légère qu'à l'accoutumée comme si l'auteur avait compris que les rapports entre les protagonistes étaient assez forts pour lui permettre d'éviter d'appuyer ses effets.
Sans atteindre les sommets d'un genre dont Aldrich se sert d'avantage qu'il ne l'illustre, El Perdido demeure néanmoins une des oeuvres les plus attachantes de son auteur.



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Anecdotes



D'après les historiens du cinéma, El perdido marque un tournant dans l'évolution du western américain, Michel Maheo l'explique : "Ce qui fascine particulièrement dans El Perdido, c'est l'intégration de tous les éléments (dramatiques et épiques) du western dans une histoire d'amour qui, dans une peinture des variations de ce sentiment, atteint même une certaine exchaustivité.(...) Tout se passe comme si El perdido, premier film aldrichien des sixties, se proposait de récapituler une oeuvre riche d'une dizaine de titres."
Des thèmes forts et choquants à l'époque sont également mis en avant : "L'inceste et la demésure de la libido sont déjà inscrits dans ce troisième western
."
Michel Maheo
ajoute :"Si l'on aime à la fois les mélodrames de Douglas Sirk et les beaux westerns, on aimera El Perdido."


El perdido est unanimement considéré comme l'un des meilleurs westerns de tous les temps, et indéniablement l'une des plus grandes réussites de Robert Aldrich. Mais pour arriver à ce résultat, le réalisateur américain dut être particulièrement persévérant. Le scénariste Dalton Trumbo, pourtant brillant, éprouva des difficultés à écrire pour Rock Hudson, qui partage l'affiche avec Kirk Douglas dans le film.


Kirk Douglas, lors du tournage ce dernier entra constamment en conflit avec Aldrich. En effet, avec sa compagnie Bryna Films, Kirk Douglas produisait El perdido. Il se permettait donc de remettre en question la direction artistique du film. Il y eut énormément de disputes et de malentendus entre l'acteur-producteur et le metteur en scène (à l'instar de Tom Cruise, aujourd'hui). Des années après, Robert Aldrich s'en souvenait encore : "C'était une situation intenable, il est quasiment impossible de travailler avec un acteur qui est en même temps le patron". Il ajoutait : "Kirk Douglas est pire qu'un cheval, s'il part dans une mauvaise direction, aucun moyen au monde ne peut le faire revenir" (citation extraite de l'ouvrage de Michel Maheo consacré à Robert Aldrich). Selon Aldrich, cette collaboration avec le héros de Spartacus fut un véritable cauchemar.


Pour le scénario d'El perdido, Dalton Trumbo s'est inspiré d'un roman de Howard Rigsby, Sundown at Crazy Horse. Ce romancier était jusque-là connu pour avoir participé à l'écriture de la série télévisée Rawhide (1959-1966), qui mettait en scène Clint Eastwood, alors débutant.


La chanson "Pretty little girl in the yellow dress" est de Dimitri Tiomkin, compositeur qui a surtout signé des musiques de westerns, tels que Rio Bravo (Howard Hawks, 1959), Le Dernier train de Gun Hill (John Sturges, 1959), ou encore Alamo (John Wayne, 1960).


Après Spartacus et avant Seuls sont les indomptés, El Perdido est le second film interprété par Kirk Douglas que scénarise Dalton Trumbo, l'un des plus célèbres scénariste figurant sur la fameuse "liste noire" du sénateur McCarthy. Ces trois films furent en outre produit par Edward Lewis. Les scénarios et films écrits par Trumbo pendant cette période, prirent tous une signification particulière. Par son écriture, Dalton Trumbo y dénonçait entre autres l'intolérance, l'abus de pouvoir, et les discriminations qu'il subissait.





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