El Paso, ville sans loi - Wild West Movies: le cinéma du far-west

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El Paso, ville sans loi

El Paso, ville sans loi (El Paso, 1949)
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EL PASO, VILLE SANS LOI


Réalisé par : Lewis R. Foster
Avec : John PAYNE, Gail RUSSELL, Sterling HAYDEN, George "Gabby" HAYES, Dick FORAN, Eduardo NORIEGA, Henry HULL, Mary Beth HUGHES, H.B. WARNER
Dick FORAN, Jack HENDRICKS, Mary Beth HUGUES
Scénario : Lewis Foster, d’après une histoire de Gladys Atwater et J. Robert Bren
Photo : Ellis Carter
Musique : Darrell Calker
Montage : Howard Smith
Direction Artistique : Lewis Creber
Chef opérateur : Ellis W. CARTER, Cinecolor
Pays : Américain
Genre : Western
Durée : 1H45
Année de production : 1949
Titre original : El Paso

 
 

Résumé du film


La Guerre de Sécession vient de prendre fin. L’ex-officier confédéré Clay Fletcher reprend son métier d’avocat à Charleston. Il saute néanmoins sur la première occasion d’aller faire signer un document au juge Jeffers, désormais installé à El Paso pour raison de santé, dans le but de lui demander la main de sa fille Susan. Ce qu’il découvre n’est pas bien reluisant : la ville texane est sous la coupe d'un tenancier de saloon, Bert Donner, dont le bras droit n’est autre que le shérif local, le véreux LaFarge. Ils font régner la terreur, s’appropriant les terres des soldats partis au combat puisque leurs épouses n’ont pas pu s’acquitter à temps des impôts, faisant lyncher ceux qui font mine de se révolter, profitant de la faiblesse du juge déchu devenu alcoolique pour lui dicter des sentences impitoyables…



A propos du film


Après le nombre de westerns noirs et adultes sortis dans les mois précédents, à la vision d’"El Paso", les spectateurs de l’époque ont du se croire revenus quelques années en arrière, ce film se révélant être délicieusement anachronique pour 1949, totalement désuet par son ton et son style malgré une histoire assez sombre. L’histoire, qui proposait plusieurs pistes intéressantes, n’allait pas tenir toutes ses promesses à l’écran mais le spectacle allait néanmoins se révéler agréable. On voit apparaître pour une des premières fois celui qui sera une révélation l’année suivante dans la peau du gangster Dix Handley, l'acteur de "Quand la ville dort" ("Asphalt Jungle") de John Huston, le charismatique Sterling Hayden. Dans ce western, même s’il est le meneur des "Very Bad Guys", on peut dire qu’il se révèle assez transparent. A ses côtés, on retrouve Gail Russell, l’une des actrices les plus attachantes du moment. Son père, le juge fantoche qu’elle soutient par amour filial, est interprété par le sympathique Henry Hull. Mais le héros du film est interprété par John Payne. L’acteur, dont le nom ne dira pas grand-chose à beaucoup, aura pourtant toujours une place de choix dans le cœur des cinéphiles pour avoir été le comédien de prédilection d’Allan Dwan durant les années 50 dans les films qu’il tourna avec le producteur Benedict Bogeaus. A cause d’un physique assez neutre et d'un visage quasiment immuable, beaucoup le jugeront fade mais en tout cas il possède une belle prestance dans ce western où il incarne un personnage plutôt complexe, tour à tour homme de loi nonchalant ou chef d’une milice n’hésitant pas une seconde à massacrer ses anciens ennemis. Alors certes, le film est inégal, bien trop long et survole de très loin un potentiel de départ qui semblait devoir être plus ambitieux, mais son but n’était à priori que de divertir et, sans rien vouloir révolutionner, il le réussit parfois plutôt bien notamment dans la description de ce personnage principal tiraillé entre son éthique et sa soif de vengeance. Enfin, Lewis R. Foster s’essaie à des trucs de mise en scène qui semblent parfois incongrus, comme le montage de la séquence d’apprentissage au tir au pistolet, mais qui peuvent s’avérer par la même occasion assez enthousiasmants par leur cocasserie même si ce n’était certainement pas le but poursuivi. De la même manière, le combat final qui se déroule dix minutes durant, lors d’une tempête de vent et de sable ; s’il s’avère dramatiquement peu efficace le spectateur (n’arrivant pas à distinguer grand-chose), il nous octroie quelques flagrances plastiques probablement involontaires mais bien présentes telles ces ombres apparaissant subrepticement le révolver au poing ou bien, ces plans redoutablement énergiques de cavaliers en pleine course entourés par un nuage de poussière orangé. Quelques fulgurances, quelques images assez neuves, une histoire assez intéressante et quelques comédiens plutôt bien choisis pour un western de série un peu démodé qui ne devrait plaire qu’aux seuls "accro" du genre.

Erick Maurel



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