El Dorado - Wild West Movies: le cinéma du far-west

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El Dorado

El Dorado (El Dorado, 1967)
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EL DORADO


Date de sortie :  28 Juin 1967 en FRANCE
Réalisé par : Howard Hawks
Avec : John Wayne, Robert Mitchum, James Caan, Paul Fix, Charlene Holt, Arthur Hunnicutt, Michele Carey, R.G. Armstrong, Edward Asner, Christopher George, Johnny Crawford, Adam Roarke, Jim Davis, Don Collier, Nacho Galindo
Scénario : Leigh Brackett, d’après un roman de Harry Brown
Photographie : Harold Rosson
Montage : John Woodcock
Musique : Nelson Riddle
Direction Artistique : Carl Anderson, Hal Pereira
Costumes : Edith Head
Effets spéciaux : Paul Lerpae
Pays : Etats-Unis
Genre : Western
Durée : 2h06
Année : 1966
Production : Paramount, Laurel Productions
Titre original : El Dorado



Résumé du film

Cole Thornton, mercenaire et grand tireur, arrive à El Dorado afin d’honorer un contrat qui le lie au propriétaire terrien Bart Jason. Ce dernier veut s’emparer des sources d’eau de l’autre puissante famille de la région : les McDonald. Prévenu par son ami, le shérif Harrah, qu’il va travailler pour une crapule, Thornton refuse le travail et rend son argent à Jason. Le patriarche de la famille McDonald, persuadé que Thornton est là pour les tuer, place l’un de ses fils en sentinelle au sommet d’un rocher jouxtant la propriété. Ce dernier, voyant le cavalier venir, tire un coup de feu en l’air et se fait ensuite malheureusement abattre par Cole qui se croyait attaqué. Il ramène la dépouille du jeune homme à sa famille et s’en va après s’être expliqué. Mais la jeune sœur attend Cole un peu plus loin et tire sur lui. Seulement blessé, Thornton repart après un examen médical. Quelques mois plus tard, il croise un jeune homme dont il sauve la vie et apprend dans le même temps que son vieil ami Harrah est devenu un ivrogne incapable de faire son travail de shérif. Sachant que Jason a engagé un autre fin tireur pour régler ses problèmes, Thornton décide de revenir à El Dorado pour aider son ami et la famille McDonald...




A propos du film

Comme je l'ai déjà dit précédemment et je le redirai le moment venu, Rio Bravo est non seulement à mon sens le meilleur western de son réalisateur, Howard hawks, mais aussi et surtout, le plus grand western du genre. Il a été réalisé en 1959 et il racontait comment un shérif intègre venait à bout d'une bande de coupe-jarrets, aidé en cela par un alcoolique, un estropié et un jeune tireur d'élite.
En 1967, Howard Hawks réalise El Dorado et sans craindre de se répéter, il reprend à peu près le même canevas. John Wayne y incarne un tireur d'élite qui arrive dans la petite ville d'El Dorado pour venir en aide à un ami, shérif de la bourgade ayant sombré dans l'ivrognerie suite à une déception sentimentale. Il doit également lutter contre une cohorte de bandits, avec le concours d'un vieux râleur et un expert dans le maniement du couteau.
Le sujet n'a ici, guère d'importance. Hawks brode sur ce thème toutes une séries de variations pleine d'humour et de santé.
Mais surtout ce qui fait le cachet de ce western musclé tient dans la déchéance physique dans laquelle Hawks s'est amusé à faire tomber ses personnages principaux. Si Robert Mitchum est un shérif alcoolique qui passe le plus clair de son temps à cuver son whisky, allongé sur son grabat dans des vêtements en loques, John Wayne, lui, souffre d'une ancienne blessure à la colonne vertébrale qui lui paralyse parfois une de ses mains. Arthur Hunnicut est une sorte de vieil ivrogne râleur alors que James Caan, qui se révèle incapable de tenir correctement un révolver, est un as du lancer de poignard.
L'idée de génie de Hawks est d'avoir su mêler ces infirmes à une aventure mouvementée d'où, normalement, ils ne pouvaient pas se sortir. El Dorado n'est donc plus un film sur l'action mais sur l'impossibilité de l'action. Que l'on ne pense pas pour autant que le film de Hawks est une médiation grave et austère. Il en est tout le contraire. C'est un film tonifiant, exaltant, drôle et dynamique. Tout l'opposé des infirmités de ses personnages. Dès que Wayne saisit son colt, dès que Mitchum sort de sa torpeur alcoolique, Hawks emballe sa machine et règle son compte aux hors-la-loi de tout poil. El Dorado devient alors la même poudrière que son illustre prédécesseur Hawksien, Rio Bravo.
D'ailleurs, El Dorado est bien dans la droite ligne de l'oeuvre de Hawks, qui, une fois encore, nous dépeint des hommes qui doivent agir non pas par intérêt ni pour la postérité, mais pour eux-mêmes, pour défendre leur conception de la vie, ici, l'honnêteté, l'amitié, la droiture.
Cinéma réactionnaire, diront certains.
Peu m'importe l'idéologie que professe Hawks (il n'a jamais été gauchiste, ça, on le sait !). M'intéresse essentiellement la forme, le cadre, et le moule dans lequel l'auteur coule ses idées. Et cette forme, ce cadre, ce moule sont je crois la quintessence, la synthèse du cinéma américain, celui qui filme à hauteur de l'individu, comme le disait Howard hawks lui-même et non celui qui regarde les héros à travers les images déformées d'une caméra tape à l'oeil.
Et si l'on veut bien y regarder à deux fois, on sentirait bien chez Howard Hawks en général et dans El Dorado en particulier que tout est montré clairement, que les gestes s'enchaînent sans heurts, que les personnages agissent sans qu'aucune de leurs actions ne nous échappe et sans qu'aucune vaine psychologie ne viennent troubler leur détermination.
C'était déjà clair dans Rio Bravo mais avec El Dorado, Howard Hawks confirme qu'il est bien le cinéaste de l'évidence.




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Anecdotes



El Dorado
est sur de nombreux points le remake de Rio Bravo (1959), lui aussi réalisé par Howard Hawks. Si l'histoire n'est pas la même, on retrouve notamment dans les deux films un représentant de l'ordre alcoolique, son vieil assistant, un échange de prisonniers et John Wayne en héros. A la lecture du scénario d'El Dorado, ce dernier avait d'ailleurs demandé à jouer le rôle du shérif tenu finalement par Robert Mitchum. Dans Rio Lobo (1970), le réalisateur reprend également des éléments des deux films comme l'échange de prisonniers. Les trois films ont la même scénariste, Leigh Brackett.


El Dorado (1967) est la quatrième collaboration entre John Wayne et Howard Hawks qui ont tourné en tout cinq fois ensemble. Les quatre autres films sont La Rivière rouge (1948), Rio Bravo (1959), Hatari (1962) et Rio Lobo (1970).





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