El Chuncho - Wild West Movies: le cinéma du far-west

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El Chuncho

El Chuncho (Quien Sabe?, 1967)
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EL CHUNCHO


Réalisé par : Damiano Damiani
Avec : Gian Maria Volonte, Klaus Kinski, Martine Beswick
Film : italien.
Genre : Western
Durée : 2h.
Année de production : 1967
Titre original : Quien Sabe?



Résumé du film

Dans un Mexique en pleine révolution (1910-1912), Chuncho (Gian Maria Volonte) et sa bande attaquent un train militaire pour en voler les armes et les revendre à l'armée révolutionnaire. Ils rencontrent à cette occasion un jeune américain (Lou Castel), qui se joint à leur bande. Se succèdent alors des attaques de camps militaires, à fin de constituer un stock d'armement à vendre à la révolution. Ils aboutissent à un village révolté, menacé par l'armée, mais s'enfuient avec la majeure partie des armes...



A propos du film

Ce classique du western italien, qui connut un grand succès dès sa sortie, lança la mode du western politique, dit zapata spaghetti. Il abandonne les USA, cadre classique du western, pour pénétrer en territoire mexicain. Comparé à l'autre grand western italien traitant de la révolution mexicaine, Il était une fois la révolution, de Sergio Leone, El Chuncho fait un peu pale figure, mais il n'en reste pas moins un film intéressant et attachant.
Damiani
ne donne pas à son film le ton désenchanté et crépusculaire du chef d'oeuvre de Leone, la confiance reste dans la révolution et dans la capacité du peuple à saisir son destin. Il est vrai que la distribution (entre Gian Maria Volonte, compagnon de route du PCI et futur acteur des films engagés d'Elio Petri, notamment La classe ouvrière va au paradis ou Todo modo, et Lou Castel, découvert dans Le poing dans les poches de Bellochio et compagnon de route de l'extrême gauche italienne de son côté) est indicatrice par elle même du ton engagé du film. Le personnage de Chuncho, au centre du film, est complexe et singulier, même si Damiani n'arrive pas à diriger Volonte aussi bien que Leone, et à contrôler la dimension histrionique et exagérée de son jeu. Volonte réussit malgré tout à rendre compte de l'évolution de la conscience de Chuncho, de sa prise de conscience révolutionnaire sans romantisme excessif. Face à lui, Lou Castel compose un personnage de salaud cynique et froid, glacial dans son comportement et son physique, qui en fait le vrai centre dramatique du film. C'est en effet à son contact, et dans la résolution de la fascination que Chuncho éprouve pour l'américain, que celui parvient au final à s'affranchir de ses atermoiements et transformer en conscience ce qui n'était encore que des intuitions.
Le tout conduit avec rapidité et talent par un réalisateur efficace, qui n'a certes pas le talent de composition de plans d'un Leone
ou même d'un Sturges, mais qui sait donner à l'ensemble un rythme prenant et vif.
Un très beau film donc, malgré ses défauts.

Ecrit par Salma. http://cinecritiques.free.fr/cc/index.php?option=com_content&task=view&id=478



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Anecdotes

Tourné en 1966 à une époque de vive contestation politique, distribué sur les écrans français après mai 1968, EL CHUNCHO fut considéré comme un réquisitoire contre l’ingérence américaine dans les pays d’Amérique latine et d’Asie du sud-est.


Salvatore Laurani, l’auteur du scénario original, souhaitait mettre le film en scène que réalisa Damiano Damiani, auteur de films très engagés politiquement tels que CONFESSION D’UN COMMISSAIRE DE POLICE AU PROCUREUR DE LA RÉPUBLIQUE (1970), NOUS SOMMES TOUS EN LIBERTÉ PROVISOIRE (1971) ou encore UN JUGE EN DANGER (1977), ce dernier également interprété par Gian Maria Volonte.


Franco Solinas (1927-1982), auteur de l’adaptation et des dialogues, scénariste de plusieurs autres westerns (COLORADO, Sergio Sollima, 1967 ; Il Mercenario, Sergio Corbucci, 1968 ; TEPEPA : TROIS POUR UN MASSACRE, Giulio Petroni, 1968) s’était auparavant fait remarquer par LES DENTS DU DIABLE (Nicholas Ray, 1959), SALVATORE GIULIANO (Francesco Rosi, 1962) et LA BATAILLE D’ALGER (Gillo Pontecorvo, 1966) qui lui valut une nomination aux Oscar.


Lou Castel venait d’être révélé par LES POINGS DANS LES POCHES (I Pugni in Tasca, 1965) de Marco Bellocchio.


Après le succès des films de Sergio Leone, Ennio Morricone, mentionné au générique comme superviseur musical, servait en réalité de prête-nom.


Bande annonce du film
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