Duel au soleil - Wild West Movies: le cinéma du far-west

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Duel au soleil

Duel au soleil (Duel in the sun, 1946)
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DUEL AU SOLEIL


Réalisé par : King Vidor
Avec : Jennifer Jones, Joseph Cotton, Gregory Peck, Lionel Barrymore, Herbert Marshall, Lillian Gish, Walter  Huston, Charles Bickford, Harry Carey, Otto Kruger, Sidney Blackmer, Charles  Dingle, Hank  Bell, Lane  Chandler, Victor  Kilian, Francis McDonald
Scénario : David O. Selznick, d’après un roman de Niven Busch
Photo : Lee Garmes, Ray Rennahan, Harold Rosson
Montage : Hal Kern, William Ziegler, John Faure
Musique : Dimitri Tiomkin
Décors : J. McMillan Johnson
Direction Artistique : James  Basevi
Costumes : Walter  Plunkett
Son : James Stewart
Effets spéciaux : Jack Cosgrove, Clarence  Slifer
Pays : Etats-Unis
Genre : Western
Durée : 2h18
Année : 1946
Production : Vanguard
Titre original : Duel in the Sun



Résumé du film

Scott Chavez (Herbert Marshall) tue sa femme qu’il a surprise dans les bras de son amant. Il est condamné et exécuté. Avant de mourir, il conseille à sa fille Pearl (Jennifer Jones) d’aller vivre chez sa cousine, la douce Laura Belle (Lilian Gish). La jeune métisse se rend donc au Texas où elle est recueillie par la famille McCanles, dont le patriarche (Lionel Barrymore) est un richissime éleveur de bétail qui accepte à contrecœur d’accueillir sous son toit la fille d’une Indienne. Impétueuse et d’une redoutable force de caractère, Pearl souhaite pourtant se fondre dans le moule familial et accepte pour cela de se faire conseiller par un pasteur illuminé que l’on surnomme "The Sin Killer" (Walter Huston). Malgré tout, elle attise le désir des deux fils, le cynique Lewt (Gregory Peck) et le sympathique Jesse (Joseph Cotten). Contre l’avis de son père qui souhaite les expulser de ses terres avec pertes et fracas, Jesse se range du côté des constructeurs de chemin de fer. Il est chassé de la propriété. Lewt n’a désormais plus de rival à demeure ; Pearl se donne à lui lors d’une nuit de tempête. Seulement Lewt refuse de l’épouser, dépitée elle décide de se marier avec un homme d’âge mûr, Sam Pierce (Charles Bickford). Jaloux, Lewt n’hésite pas à provoquer son rival afin de le tuer. Sa tête est mise à prix pour meurtre. Il fait sauter un train de munitions pensant ainsi faire plaisir à son père qui lui donne effectivement sa bénédiction et de l’argent pour l’aider à fuir. De tristesse d’avoir "perdu" ses deux fils, Laura Belle meurt. Jesse demande à Pearl de venir vivre avec lui et sa nouvelle épouse mais Lewt veut la récupérer, n’hésitant pas pour ce faire à braver la justice et à tirer sur son frère qu’il blesse grièvement. Pearl n’a plus qu’une idée en tête : en finir avec Lewt. Elle part à sa recherche, fusil en main, vers sa cachette dans la montagne pour le duel au soleil du titre.



A propos du film

L'un des films les plus célèbres de King Vidor, mais certes pas son meilleur. A cette énorme superproduction qui doit d'avantage à son producteur David O'Zelnick (l'homme qui produisit Autant en emporte le vent en 1939) on peur légitimement lui préférer le grand passage (1940) ou L'homme qui n'a pas d'étoile (1955) sans pour autant passer pour un demeuré.
Avec Duel au soleil, nous plongeons tête baissée dans le mélodrame sur fond de western. On y trouve tout ce qu'il faut pour tenir le coup durant les deux heures et quinze minutes que durent la projection.
Et nous touchons là, effectivement, le but que s'était fixé O'Zelnick et qu'a atteint le réalisateur King Vidor. Le producteur voulait refaire un nouvel Autant en emporte le vent, la différence est que pour Duel au soleil, il y avait derrière la caméra King Vidor qui fit du film une oeuvre monumentale, grandiose, tonitruante, parfois grandiloquente et mélodramatique, mais toute entière empreinte d'une fureur démesurée où se mêlent et même s'entrechoquent les passions les plus folles et les plus paroxysmiques qui ne peuvent s'éteindre que dans le sang et la mort.
Il est difficile d'oublier, en particulier, la scène finale où Jennifer Jones et Gregory Peck s'entretuent avant de se traîner, agonisants, au milieu d'un paysage quasi lunaire et venir mourir dans les bras l'un de l'autre.
Et si le film possède ses imperfections voire ses longueurs, il n'empêche que nous sommes emportés dans ce tourbillon d'images délirantes et que ce sont elles, qui, finalement, nous reteront en mémoire.




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Anecdotes

Lieux de tournage:

  • Chatsworth, Los Angeles, California, USA

  • Cochise County, Arizona, USA

  • Corriganville, Ray Corrigan Ranch, Simi Valley, California, USA

  • Dragoon Mountains, Arizona, USA

  • Dragoon, Arizona, USA

  • Lasky Mesa, West Hills, Los Angeles, California, USA

  • Route 99 of the Fresno-Bakersfield Highway, California, USA

  • Selznick International Studios - 9336 Washington Blvd., Culver City, California, USA

  • Sierra Railroad, Jamestown, California, USA

  • Simi Valley, California, USA

  • Texas Canyon, Arizona, USA

  • Triangle T Guest Ranch - 4190 Dragoon Road, Dragoon, Arizona, USA

  • Tucson, Arizona, USA

  • Tumacácori National Historical Park, Tumacacori, Arizona, USA

  • West Hills, Los Angeles, California, USA

  • Yuma, Arizona, USA


L'ambition de Selznick était de faire de ce film un nouvel AUTANT EN EMPORTE LE VENT qu'il avait produit en 1939, et de Jennifer Jones, (qui allait devenir sa femme en 1949), une star de premier plan. Il prit en main le scénario, modifiant, ajoutant des scènes jusque sur le plateau, où King Vidor supportait très mal ses exigences concernant la mise en scène.


Particulièrement exigeant, le bouillonnant producteur, Selznick, renvoya pas moins de six réalisateurs (sept si on inclu l'intéressé) : Otto Brower, William Dieterle, Sidney Franklin, William Cameron Menzies, John Faure, Josef von Sternberg, et enfin King Vidor. Le montage fut aussi une vraie épreuve, avec pas moins de 26h de rush à éditer. Ceci fit littéralement exploser le budget initial du film.


Le tournage dura des mois, en plein désert de l'Arizona, dans une ambiance des plus pénibles et sous un soleil de plomb. Vidor abandonna le film, à bout de patience, et fut remplacé par Selznick d'abord, puis par William Dieterle.


Un budget total de près de six millions de dollars n'empêcha pas un mauvais accueil critique. Ne s'avouant pas vaincu, Selznick dépensa encore deux millions de dollars pour “lancer” le film qui, condamné pour “immoralité” par l'Église et les Ligues de Décence, fut un énorme succès public et rapporta à son producteur plus de dix-sept millions de dollars !


Le rôle de Pearl Chavez, tenu par Jennifer Jones, fut à l'origine écrit pour Teresa Wright, qui débuta sa carrière en 1941 avec un rôle dans La Vipère


Jennifer Jones, qui interprète le rôle-titre, n'est autre...que la femme du producteur du film, David O. Selznick, qu'elle épousa en seconde noce. Elle le resta jusqu'à la mort de son mari, en 1965. Pour la petite histoire, sa vie fut frappée par une tragédie : la fille unique qu'elle eût avec David O. Selznick, Mary Jennifer Selznick, née en 1954, se suicida en 1976.


Une scène au cours de laquelle Jennifer Jones effectue une danse lascive dans le but de séduire Gregory Peck fut coupée au montage avant la sortie du film. Tel qu'il fut tourné, le film ne passait tout simplement pas les critères drastiques de la censure du code Hays. Ainsi, des scènes de viols furent changées en scènes d'amour, édulcorant fortement la nouvelle de Niven Busch.


Le tournage a débuté en Février 1945, Pour se terminer au mois de Novembre de la même année. Le métrage de pellicule utilisé équivaut à la quantité nécessaire pour 200 films.


Le film n'a pas été projeté en France pendant 40 ans jusqu'en 2008 en raison d'un problème d'attribution de droits.


Jennifer Jones et Lillian Gish obtinrent chacune une nomination à l’Oscar.


Le film a été projété en avant première le 31 Décembre 1946 à Los Angeles (Californie)



Musiques du film:
"Beautiful Dreamer"
(Non crédité)
Musique de Stephen Foster

"Gotta Get Me Somebody To Love"
(Non crédité)
Écrit par Allie Wrubel

"I've Been Working on the Railroad"
(Non crédité)
Traditionnel
Interprété par Gregory Peck

"First Party Music"
(Non crédité)
Traditionnel
Arrangements de Frank Perkins

"Cowboy's Dream (My Bonnie Lies Over the Ocean)"
(Non crédité)
Traditionnel
Arrangements de Frank Perkins

"Heel and Toe Polka"
(Non crédité)
Traditionnel
Arrangements de Frank Perkins

"Varsoviana"
(Non crédité)
Traditionnel
Arrangements de Frank Perkins

"The Rye Waltz (Comin' Thru' the Rye)"
(Non crédité)
Traditionnel
Arrangements de Frank Perkins





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