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L'homme des hautes plaines (High Plains Drifter, 1972)

Publié par Dushmortz dans Western Américain · 20/8/2013 06:49:31
Tags: HighPlainsDrifterL'hommedeshautesplainesClintEastwood

L'homme des hautes plaines

Réalisateur : Clint Eastwood
Acteurs : Clint Eastwood (Duncan/L'Étranger), Verna Bloom (Sarah Belding), Mariana Hill (Callie Travers), Billy Curtis (Mordechai), Mitch Ryan (Dave Drake), Jack Ging (Morgan Allen), Stefan Gierasch (le maire Jason Hobart), Ted Hartley (Lewis Belding), Walter Barnes (Shérif San Shaw), Geoffrey Lewis (Stacey Bridges, hors-la-loi), Dan Vadis (Dan Carlin), Scott Walker (Bill Borders, hors-la-loi), Anthony James (Cole Carlin, hors-la-loi), John Hillerman (le bottier), Reid Cruickshanks (l'armurier), William O'Connell (le barbier), Paul Brinegar (Lutie Naylor), Richard Bull (Asa Goodwin), Buddy Van Horn (Marshal Jim Duncan), Robert Donner (le prêcheur).
Scénario : Ernest Tidyman, Dean Riesner (non crédité)
Photographie : Bruce Surtees
Musique : Dee Barton
Direction artistique : Henry Bumstead
Montage : Ferris Webster
Décors : George Milo
Distributeur : États-Unis : Universal Pictures
                   France : Action Cinémas - Théâtre du Temple
Production : Robert Daley, Jennings Lang - The Malpaso Company
Pays : USA
Genre : Western
Année : 1972
Durée : 1 H 45
Titre original : High Plains Drifter




Résumé du film


En plein désert de l'Ouest sauvage, un étranger, tout de noir vêtu, arrive à Lago, un village terrorisé par des bandits. Rapidement attaqué lui-même, l'homme sans identité va bientôt affirmer sa présence en tuant trois assaillants alors qu'il est chez le barbier. En sortant, il se fait bousculer par Callie, elle l'insulte et l'homme sans nom l'emmène dans une grange et la viole. Impressionnés et terrifiés par le personnage, les habitants vont lui demander de tuer trois autres bandits, Stacey Bridges, Bill Borders et Cole Carlin qui ont juré de détruire la ville. Le shérif lui propose un crédit illimité pour mener à bien l'opération. Il se rend alors chez l'épicier, donne des bonbons à des enfants indiens, une pile de couverture à leur mère et une poignée de cigarillos pour lui. Puis il se rend chez le bottier et prend des bottes neuves et une selle neuve. Ensuite il va au saloon et offre une tournée générale et nomme Mordechai, le nain qui travaille chez le barbier, shérif de la ville. On apprend au cours du film, que l'ancien shérif a été tué par les bandits à coups de fouet...



A propos du film


Déjà réalisateur d'un très bon film de terreur intitulé Un frisson dans la nuit (1971), Clint Eastwood récidive avec une oeuvre dont rien cependant, dans son premier essai pourtant prometteur, ne pouvait laisser supposer la magnificence et l'absolue perfection.
Il s'agit donc d'un western, genre qu'Eastwood connaît bien puisque c'est dans ceux de Sergio Leone qu'il a connu la gloire. A ce propos, on n'a pas manqué de taxer le film d'Eastwood de "plagiat sans âme des westerns léoniens". Grave malentendu. En effet si Sergio Leone et Clint Eastwood possède en commun ce goût prononcé pour la technique et la violence crue, les oeuvres du metteur en scène transalpin, pour personnelles qu'elles soient, n'en restent pas moins des "westerns italiens", c'est-à-dire qu'elles ne possèdent pas cette authenticité véritable qui demeurera toujours l'apanage du western américain, c'est-à-dire du western tout court. Sergio Leone a utilisé le cadre, le moule voire la thémathique du western mais n'en a jamais restitué l'âme profonde. Ses films sont d'excellents spectacles fort habilement réalisés et qui reflètent - pour les meilleurs d'entre eux - la personnalité puissante de leur auteur mais qui ne font pas illusion dix minutes.
Le film d'Eastwood est américain d'un bout à l'autre. On y croit car l'esprit du western - même hyperviolent comme c'est le cas ici - anime l'oeuvre de Clint Eastwood.
Mais je crois qu'en ce qui concerne L'homme des hautes plaines il faut aller au-delà du genre. Eastwood parvient, en effet, à aller plus loin que le western, à le sublimer en quelque sorte. Je dirais qu'Eastwood a réussi avec L'homme des hautes plaines l'un des premiers western "fantastique", irréel, irrationnel et envoûtant. Ses personnages évoluent dans une sorte de cauchemar vécu, dans un univers démoniaque n'ayant rien à voir avec notre monde.
Avant d'aller plus avant, il est utile de préciser que ces remarques concernant le côté fantastique du film ne sont applicables qu'à la version originale. En effet, par triste goût et surtout par un mépris total d'un public jugé incapable d'apprécier un film tel qu'il a été voulu et concu par son auteur, les producteurs français ont gommé toute explication tendant à faire basculer le film dans le fantastique, genre que l'oeuvre peut cependant légitimement revendiquer. Il est bon alors de parler de la trame du film pour bien mettre les choses au point.
Un étranger venu d'on ne sait où arrive dans la petite ville de Lago, perdue dans le désert. Son comportement intrigue et inquiète les notables qui, pourtant, le charge de protéger la cité contre trois hors-la-loi récemment sortis de prison et bien décidés à se venger de la population de la bourgade qu'ils tiennent responsable de leur incarcération. En outre, quelques années auparavant, ces mêmes villageois avaient laissé torturer et mourir le shérif local par ces mêmes bandits. L'étranger accomplira sa mission non sans avoir mis la population devant sa propre lâcheté.
Si la version originale est explicite en ce qui concerne la véritable identité de l'étranger (il s'agit finalement du fantôme du shérif local assassiné qui revient au pays pour se venger à la fois des villageois et des hors-la-loi qui l'ont battu à mort), la version française reste bien muette su ce point, comme si nos distributeurs avaient craint que l'amalgame western-fantastique ne soit guère apprécié au pays de Descartes. Heureusement, la mise en scène de Clint Eastwood, au-delà de son atmosphère réellement fantastique, permet cependant à l'oeuvre de retrouver ça et là son origine première. En effet, cet étranger qui surgit de la brume et qui y disparaît sa vengeance accomplie est véritablement le double physique du shérif assassiné (ce que la version française explique stupidement et rapidement en une phrase "off" : "C'était mon frère") ce qui ne peut se concevoir que dans une optique résolument fantastique et non dans la mascarade explicative proposée à la sauvette par la version doublée.
Certes, à première vue, le scénario est on ne peut plus classique. Que l'on ne s'y trompe cependant pas, ses ramifications sont infinies et son traitement quasiment génial.
Clint Eastwood bâti son film comme un puzzle, disposant patiemment au fur et à mesure les pièces manquantes. Cela aurait pu donner quelque chose de platement factice et bourré de trucs. Bien au contraire, tout dans le film distille l'étrange et crée le bizarre. Pour la mise en scène proprement dite, Clint Eastwood joue à merveille de l'objectif, alternant les scènes relativement classiques avec de superbes envolées lyriques pleines de fureur et de vacarme, usant tel un vieux routier de la caméra du traveling pour nous donner des impressions de vertige, blackboulant les sacro-saints éclairages inhérents au western afin de renforcer son parti pris de déranger et d'inquiéter le spectateur, foulant aux pieds les cadrages qui "font bien" pour que le fantastique apparaisse derrières les colts et les caches-poussière. Et le fantastique purement formel de Clint Eastwood scintille comme une grosse émeraude en plein désert.
Non seulement Clint Eastwood a voulu faire "autre chose" dans un genre qui en a pourtant vu d'autres mais surtout il a accompli avec L'homme des hautes plaines un véritable chef d'oeuvre d'une beauté époustouflante et d'une maîtrise diabolique.



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